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The Ruins (2008) - Carter Smith

Quatre jeunes Américains voient leurs vacances mexicaines tourner au vinaigre lorsqu’ils se retrouvent au beau milieu d’une jungle hostile dominée par une ancienne pyramide Maya présente sur les lieux depuis des millénaires…

Survival et teenager font-ils bon ménage? D’expérience, nous avons été témoin de bonnes surprises, mais, plus récemment pas vraiment (The Descent étant tout de même très grave et adulte et, heureusement, éloigné des artifices coutumiers de la vie passionnante des adolescents).

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L’émulation formée par le quatuor d’acteurs Shawn Ashmore, Laura Ramsey, Jonathan Tucker et Jena Malone est de qualité pour ce genre de production. Seulement voilà, autant d’implication, de charme et de potentiel émotif gâchés par des dialogues désastreux.

L’intérêt et l’originalité du synopsis de départ (une adaptation du roman de Scott B. Smith - l’auteur d’un Plan si simple – par lui-même) se trouvent être gâché par une absence totale de traitement de la psychologie des personnages réduits à être de la chair à canon.

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En parlant de chair, l’œuvre est émaillée de son lot de (longs) plans gratuitement gores (passages maintenant obligés depuis l’avènement des Saw like) mais aussi d’une volonté, grâce à son rythme soutenu et réussi, de tenir le spectateur à la gorge et ne plus le lâcher jusqu’à la fin. Alors, cette fameuse fin, oui, cette dernière scène (grecque), où nous comprenons:

1- Qu’il est possible que nous ayons affaire à une gigantesque comédie (involontaire?) 2- Par là-même, pourquoi nous ne sommes pas nombreux à rire aux éclats sur 2 ou 3 scènes précédentes…

Le choix de privilégier le concret à l’abstrait est courageux. Libre à nous de nous questionner, au beau milieu d’un "Qu’est ce qu’on fait? Je ne sais pas. Et toi, tu pense quoi?", sur un possible parallèle avec une société tuméfiée voir avec un ravage pandémique. De même, libre à nous de contempler le potentiel de la menace émanant de cette pyramide maudite.

Pour se faire, le film bénéficie d’un esthétisme très plaisant, la faute à l’œil (bien) éclairé de Dariusz Kondhji mais se trouve dotée d’une mise en scène juste académique venant de la part d’un photographe de mode réputé comme Carter Smith.

Un produit honnête et intéressant doté d’une puissance de feu trop souvent canalisée par ses maladresses et son absence de fond totalement étouffé par "la forme végétative dense et luxuriante" de son sujet.

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