Kuch Kuch Hota Hai, le Green Snake indien?

"Quoi, comment?" Dixit (non, pas Madhuri…) les connaisseurs.

"Mais quels sont ses films?" S’exclament les novices.

Pour commencer une rapide présentation de ses deux (chef d’)œuvres.

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Kuch Kuch Hota Hai (Quelques choses se passent) est une production indienne réalisée par Yash Johar en 1998 avec Shahrukh Khan, Kajol et Rani Mukherjee, certainement l’un des plus gros succès de Bollywood.

L’histoire de trois amis à l’université : Anjali est amoureuse de Rahul mais ce dernier aime Tina.

En s’en rendant compte, Anjali part sans laisser de trace et Rahul finit par se marier avec Tina avec qui il aura une petite fille. Malheureusement, elle meurt après avoir mis au monde l’enfant.

Des années plus tard, via une lettre écrite juste avant sa mort, Tina charge sa petite fille de retrouver Anjali pour redonner goût à l’amour à son père…

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Green Snake est une œuvre Hongkongaise mise en scène par Tsui Hark en 1993 avec Joey Wong, Maggie Cheung et Wu Xing-Guo, librement inspirée d’une légende très populaire en Chine.

L’histoire de deux sœurs, déesses serpents, White et Green Snake. Pour s’approcher encore un plus de l’humanité, White Snake s’initie à l’amour et se marie avec un jeune instituteur.

Green Snake, jalouse et moins expérimentée, souhaite connaître la même expérience et tombe amoureuse du même homme.

Un moine taoïste est bien décidé à anéantir ce genre de créatures jusqu’au moment où White Snake tombe enceinte…

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Deux fresques baignées dans un esthétisme visuel et auditif, bien que différent, absolument magnifique et inégalé.

Deux œuvres servies par une solide et intelligente narration présentant nombre de similitudes et possédant un dénouement quasi-identique.

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Tout d’abord, à la vue de ces deux résumés, ce qui saute aux yeux, ce sont des thèmes communs: la découverte de l’amour, le triangle amoureux, l’innocence de l’enfance, l’aspect funeste de la vie et l’importance de la paix retrouvée.

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Sur la forme et au-delà de la flamboyance des images, le cinéma de Bollywood a indéniablement influencé Tsui Hark. Pour preuve, cette brûlante chorégraphie indienne chantée dans Green Snake pouvant paraître incongrue et pourtant totalement en adéquation avec le mode narratif. A savoir, faire passer les pensées cachées des protagonistes via cette technique totalement made in India.

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Pour Green Snake, c'est l'histoire de deux créatures tentant de se mêler tant bien que mal au monde des hommes (des grands, des adultes…)... à la manière de deux adolescentes maladroites.

Pour cela, l’amour devient le fil d’Ariane pour permettre cette intégration et ainsi pouvoir survivre dans ce monde, se prouver qu’on existe: être sauver, être libre…

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Du côté de KKHH, Yash Johar insuffle un souffle épique au modèle de la comédie romantique. Un message posthume, un manque, une quête, une recherche du bonheur… autant de choses qui sont abordées également dans la légende reptilienne chinoise.

Rahul n’existe qu’au travers des yeux de sa fille et, lui aussi, doit réintégrer son humanité, sa liberté de pouvoir enfin vivre.

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Enfin, les deux œuvres d’une poésie rare, débordent d’énergie et de charme (grâce à leurs actrices respectives, excusez du peu…). Une sorte de danse mêlant toutes les couleurs existantes chorégraphiées, relevées et agrémentées par une touche d’érotisme, d’exotisme et d’onirisme.

Au final, il en résulte deux œuvres incontournables à l’émotion totalement exacerbée. Une, influencée par le cinéma indien et l’autre, emprunte, à un mythe somme-tout universel, celle d’un amour impossible parfaitement réalisable.