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Mérital Cinécrophiliac

jeudi, juillet 17 2008

Ange ou démon selon Mario

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Diabolik (1968) - Mario Bava

Diabolik, c’est l’orgasme filmique par excellence.

Une œuvre sans queue ni tête où, en simple spectateur impuissant on nous expose la vie privée haute en couleur d’un voleur à la personnalité et aux motivations à la fois complexes et amorales.

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Tel Batman, fortuné suite à ses gras larcins, l’homme masqué est doté d’une myriade de gadgets du plus loufoque au plus utile en passant par le plus encombrant tel que sa "Batcave" très "flashy pétante" (pour les allergiques aux années érotiques, passés votre chemin).

Tel James Bond, il se donne la permission de tuer sans sourciller mais reste fidèle à une seule et même femme, à la fois complice et partenaire sexuelle, humaine et déesse, fragile et maîtresse-femme.

Tel Robin des Bois, il s’attaque au plus riche afin de les dévaliser de tout apparat un tant soit peu brillant et coûteux, mais garde cependant tout pour lui et se vautre dedans sans vergogne.

Un véritable poil à gratter dans une société étriquée, guindée et vérolée: il personnifie à lui-seul le combattant à la fois anarchique, libertaire (libertin aussi) et surtout bon vivant engagé dans une guerre sans fin qui voit s’affronter l’individualisme, la misanthropie, la liberté contre le conformisme, la monotonie et l’uniformité du monde contemporain.

Voilà, nous tenons ici une exposition du négatif de ces trois héros afin de mieux nous immerger à 100% dans cet univers délicieusement bigarré.

Dès le premier centimètre de pellicule, on nous expose le tableau de façon très contemplative pour un film d’action: le rythme est langoureux et le ton, léger mais posé sur une toile de fond d’une gravité, d’une réflexion autrement plus socio-politique qu’il n’y paraît.

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Un véritable plaisir pour nos sens et un bien bel hommage à l’ambiance "fumetti" donc. Le tout étant rehaussé par le sens artistique de la mise en scène d’un Mario Bava qui nous régale d’au moins une fabuleuse idée par minute.

Une œuvre unique qui a totalement digéré ses influences afin de nous servir un festival onirique d’une sophistication rare.

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jeudi, juillet 10 2008

Exotisme à la chlorophylle selon Carter

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The Ruins (2008) - Carter Smith

Quatre jeunes Américains voient leurs vacances mexicaines tourner au vinaigre lorsqu’ils se retrouvent au beau milieu d’une jungle hostile dominée par une ancienne pyramide Maya présente sur les lieux depuis des millénaires…

Survival et teenager font-ils bon ménage? D’expérience, nous avons été témoin de bonnes surprises, mais, plus récemment pas vraiment (The Descent étant tout de même très grave et adulte et, heureusement, éloigné des artifices coutumiers de la vie passionnante des adolescents).

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L’émulation formée par le quatuor d’acteurs Shawn Ashmore, Laura Ramsey, Jonathan Tucker et Jena Malone est de qualité pour ce genre de production. Seulement voilà, autant d’implication, de charme et de potentiel émotif gâchés par des dialogues désastreux.

L’intérêt et l’originalité du synopsis de départ (une adaptation du roman de Scott B. Smith - l’auteur d’un Plan si simple – par lui-même) se trouvent être gâché par une absence totale de traitement de la psychologie des personnages réduits à être de la chair à canon.

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En parlant de chair, l’œuvre est émaillée de son lot de (longs) plans gratuitement gores (passages maintenant obligés depuis l’avènement des Saw like) mais aussi d’une volonté, grâce à son rythme soutenu et réussi, de tenir le spectateur à la gorge et ne plus le lâcher jusqu’à la fin. Alors, cette fameuse fin, oui, cette dernière scène (grecque), où nous comprenons:

1- Qu’il est possible que nous ayons affaire à une gigantesque comédie (involontaire?) 2- Par là-même, pourquoi nous ne sommes pas nombreux à rire aux éclats sur 2 ou 3 scènes précédentes…

Le choix de privilégier le concret à l’abstrait est courageux. Libre à nous de nous questionner, au beau milieu d’un "Qu’est ce qu’on fait? Je ne sais pas. Et toi, tu pense quoi?", sur un possible parallèle avec une société tuméfiée voir avec un ravage pandémique. De même, libre à nous de contempler le potentiel de la menace émanant de cette pyramide maudite.

Pour se faire, le film bénéficie d’un esthétisme très plaisant, la faute à l’œil (bien) éclairé de Dariusz Kondhji mais se trouve dotée d’une mise en scène juste académique venant de la part d’un photographe de mode réputé comme Carter Smith.

Un produit honnête et intéressant doté d’une puissance de feu trop souvent canalisée par ses maladresses et son absence de fond totalement étouffé par "la forme végétative dense et luxuriante" de son sujet.

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mercredi, juillet 9 2008

La révolution robotique selon Noboru

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The Machine Girl - Kataude mashin gâru (2008) - Noboru Iguchi

''Une jeune étudiante, Ami voit sa vie basculée le jour où un groupe de yakuzas particulièrement hargneux massacre sa famille et la torture en lui coupant le bras gauche. Décidée à se venger, elle sera aidée par le père d'une victime, qui remplacera son bras manquant par une mitrailleuse automatique dévastatrice...''

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Attention oeuvre (déjà) culte sans date de sortie en France pour l'instant.

Euphorique, décomplexé, festif, Noburu Iguchi réussit l'exploit de nous livrer un film de vengeance moderne jouissif, à la Japonaise, digne successeur d'oeuvres cultes sorties dans les années 60-70 comme Lady Snowblood / Sex & Fury. Successeur, dans le sens où il s'agit d'une évolution logique du genre, la déferlante Sentaï des années 80-90 et "kitamuresque" des années 2000 en plus!

The Machine Girl est ancrée dans la (dure) réalité (?) présente du monde des yakusas. Voilà, le reste de l'histoire on s'en moque, puisque tout est prétexte à une gigantesque pétaradante sauvagerie. On se délecte enfin d'une succession de scènes violentes extrêmes d'une profusion et d'une précision rarement aussi intense depuis la sortie de Braindead: geyser d'hémoglobine et soupe au vomi délicatement agrémentés d'humour potache drôle se rapprochant d'un Evil Dead 3. Du plaisir en barre donc, pour les nostalgiques de l'époque glorieuse du cinéma gore.

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Un foutoir organisé parfois sublime à regarder digne d'un Ryuhai Kitamura en forme (on pense à Versus, par exemple). Un savant mélange purement jouissif voir même, parfois, transgressif, déguisé, une fois de plus, en une attaque en règle contre l'ordre établi (la police? Quelle police? La famille? Quelle famille? Le travail? La moralité? ... ha ban non... )

On pardonnera les costumes ridicules et l'approximation de certains effets tellement l'ensemble est jubilatoire, beau, drôle et, surtout, rare.

Les Japonais possèdent un zoo spécial, ils nous ont caché une espèce en voie de disparition! Houra et bravo à eux!

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vendredi, septembre 7 2007

Rig-Veda, voyage

En plus d’être l’un, que dis-je, l’acteur le plus important de l’histoire du cinéma indien, Raj Kapoor se trouve être, sans doute, un réalisateur d’une audace, d’une créativité et d’un intérêt absolument inégalable.

Et c’est à cette activité très méconnue en France que j’aimerais qu’on s’intéresse ici, puisque aucun éditeur n’a daigné sortir l’une des 10 œuvres composants sa modeste mais sublime filmographie en tant que metteur en scène.

Donc, Raj Kapoor (1924 – 1988) fils d’acteur, à 5 ans, il quitte Peshawar pour Mumbai, la capitale artistique nationale et à 24 ans, il crée sa maison de production R.K. Films.

Plus d’information sur sa biographie sur wikipedia.

Sa fiche IMDb.

Sa filmographie en tant que réalisateur:

1948: Aag (Le Feu)

1949: Barsaat (La Mousson)

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Une ode à l’amour, tout à tour d’une sombre mélancolie à se rendre malade mais aussi d’une pureté absolument éblouissante.

En cela, la beauté du décor, naturel, s’impose joliment au beau milieu des protagonistes.

La maîtrise technique de la réalisation de Kapoor tâtonne encore mais c’est de part la force du traitement de son sujet et les moyens mis en œuvre qui forcent le respect.

Très contemplatif pour du bollywood, l’œuvre possède un charme unique et nous permet de découvrir l’étendu du talent de Lata Mangeshkar, alors jeune interprète de toutes les sublimes chansons émaillant l’œuvre et en passe de devenir la star que nous connaissons aujourd'hui.

1951: Awaara (Le Vagabond)

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Une réflexion sur la société, sa corruption et son influence sur le destin de chacun.

Raj y campe un pauvre jeune homme, simple et naïf (une récurrence par la suite), qui malgré les difficultés et les coups durs reste toujours joyeux. En cela, l’homme sera qualifié de Chaplin indien, pourtant la comparaison s’arrête totalement là, à mon avis.

Ici, l’œuvre est totalement maîtrisée: le fil narratif demeure en totale adéquation avec une délicieuse alchimie entre la musique et le visuel. Le tout étant servi par une photographie élaborée, très contrastés pour accentuer les traits délicats des acteurs mais aussi et surtout, renforcer, le caractère onirique voir allégorique régnant en maître sur le film (Rhaaaa Ghar aaya mera pardesi…).

Un succès planétaire.

1955: Shree 420 (Mr. 420)

1964: Sangam (Confluence)

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Un classique triangle amoureux mais renforcer là encore par un caractère onirique omniprésent. Une sorte de masala contemporain (avant l’heure, donc) mais autrement plus riche.

Riche en couleur (sa première incursion dans ce domaine), en recherche esthétique (une merveille de chaque instant) et en sensations (à la fois joyeuses et tristes).

Du romantisme à l’état pur, de l'évasion, du talent à profusion: signe d’un auteur, d'un artiste, d'un génie.

1970: Mera Naam Joker (My Name Is Joker)

1973: Bobby

1978: Satyam Shivam Sundaram (Love Sublime)

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Le summum de ce que Raj Kapoor pouvait livrer dans les années 70 (pourtant une période de crise commerciale le concernant).

Une ode à la sensualité et à l'illusion: à l'amour.

Raj ouvre ainsi une porte autrement plus sexuelle, en apportant moult scènes incluant des actrices plus adorables et suggestives les unes que les autres.

D’ailleurs, Zeenat Aman possède cette indécence, ces courbes, cette beauté, cette lascivité…

Une contemplation initiale des plus plaisantes, un final admirablement rythmé, des musiques envoûtantes et mythiques.

La frontière entre le concret et l’abstrait se trouve être des plus fines et Raj le prouve ici d'une très belle manière en nous proposant une œuvre riche et puissante où l’essence divine côtoie l’illusion humaine.

Perfect.

1982: Prem Rog (Love Sickness)

1985: Ram Teri Ganga Maili

jeudi, août 30 2007

Rig-Veda, focus

Voici une scène, coup de coeur, d'une incroyable intensité extraite de Mohabbatein d'Aditya Chopra..

VIDEO ICI

Encouragés par leur professeur, trois jeunes couples d'étudiants vont braver les interdits de leur école et tomber amoureux.

Nous n'avons aucun mal ici à deviner, le début de cette indécence, de cette sensualité à fleur de peau, à la fois brûlante, moite et hypnotique.

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En fonction de la danse exercée, nous avons trois rythmes endiablés illustrant ainsi trois histoires différentes. Le tout étant enchaîné par des cuts de folie.

Les couples, pourtant improbables voir impossible au départ , se rapprochent au fur et à mesure sur leur rythme haletant et respectif. L'intensité est immense, cela s'accélère. Un miracle va s'accomplir.

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L'amour interdit d'une femme mariée représenté par la danse traditionnelle indienne sur le tempo de ses clochettes de pieds.

L'amour musclé d'un couple débordant d'énergie et de caractère sur les pulsations modernes de puissants tambours.

L'amour classique d'amoureux transis depuis leur tendre jeunesse sur une cadence très latine.

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Au final, qui va l'emporter?

Comme le suggère cette réunion des rythmes autour du thème musical principal de l'oeuvre, personne bien-sûr, puisque toute prohibition sera emportée par un flot de désir et de passion.

Les trois histoires ne font plus qu'une et inondent l'école de leur magnificence et démontrant ainsi, si besoin il en était, que l'amour ne possède aucune barrière.

En tous les cas la superbe mise en image de cette scène mémorable de par son intensité, sa sexualité sous-jacente et insoutenable illustre parfaitement le discours de ce fleuron du cinéma moderne indien.

jeudi, juillet 12 2007

Klaatu, Barada, Nikto selon Sam

Une de mes scènes les plus fameuses.

Celle dite "du puits" dans Evil Dead III, Army Of Darkness de Sam Raimi (1992), située au début du film.

Une succession de plans serrés et larges très astucieux. Une multitude d'effets délicieux à la fois comiques et gores par le biais d'accélérés contrôlés et de gros plans exagérés chers au réalisateur qui n’était pas (encore) en manque d’imagination et d’inspiration sur cette œuvre dédiée au travail de Ray Harryhausen et à l’humour d'un Tex Avery.

On plante le décor.

L’antihéros de la trilogie, Ash (l'énorme Bruce Campbell), se retrouve propulsé au Moyen-Age par le Necronomicon.

Il est tout de suite fait prisonnier par l’armée du seigneur Arthur pour être amené au château devant un puit inquiétant afin d’être mis à mort en compagnie d’autres prisonniers.

L’exécution commence, l’un des hommes est jeté au fond du puits…

"Tu vois quelque chose, toi?" Demande un garde à son collègue d’en haut d’une tour de gué.

Grand silence…

Gros plan sur le visage de Ash. La couleur rouge affichée sur sa face nous annonce le pire mais quoi?

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Une énorme (bien trop énorme pour un seul homme) colonne de sang émerge du puits.

Une exagération transformant cette situation dramatique en un effet burlesque.

Premier et presque dernier effet gore, la surprise est de taille, on ne s'attendait vraiment pas à cela : d'où l'hilarité générale.

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Après moult tergiversions bien rigolotes, c’est au tour de Ash. On lui jette une pierre à la tête, il perd l’équilibre. Beau plan large vue du puits qui annonce l'enfer se trouvant en bas.

Les jambes d'Ash apparaissent d'une longueur surréaliste renforçant toujours l'aspect comique. Avant de tomber au fond du puits, juste au moment de sauter, l’homme nous gratifie d’un joli salto avant.

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Dans le puits. Gros plans sur la tête ahurie de Ash nous ramenant directement au final des deux premier opus. Nous constatons qu’il visualise son environnement, pas nous...

Renforcement de notre inquiétude.

Silence.

A notre tour, nous découvrons le lieu via un panoramique à 360° avec pour point d’ancrage notre héros préféré.

Silence.

En référence à l'événement précédent, il va se passer quelque chose de dantesque, c’est sûr…

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Un monstre ninja apparaît soudainement du milieu des eaux.

Le combat avec le monstre du puits fait rage et commence par le biais de plan large malgré l'étroitesse du lieu. On revient vers les gros plans pour renforcer l'aspect souffre-douleur de Ash et aussi la substance "cartoon" du film via les grimaces de l’acteur.

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Notre antihéros étant en mauvaise posture, une bonne âme balance son arme fétiche dans le puits.

La délivrance.

En référence au tableau de Michel-Ange, Ash ne touche pas le doigt de dieu mais dans les airs, réussi à emboîter sa tronçonneuse directement sur son moignon du premier coup.

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Maintenant « invulnérable », l’homme fait un massacre.

Pause improbable, réplique qui claque, gnon dans la figure, découpage en bonne et due forme: la machine Ash tourne à plein régime pour notre plus grand plaisir !

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Notre héros est attachant, drôle mais pas sympa. On assombrit son visage pour passer du cartoon potache à une ambiance plus "comics" (autre source d’inspiration de Sam Raimi, déjà réalisateur de Darkman, puis, par la suite des Spider-Man, forcément, ça ne s’invente pas…)

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...Du grand art...

jeudi, juillet 5 2007

Rig-Veda, réflexion

Kuch Kuch Hota Hai, le Green Snake indien?

"Quoi, comment?" Dixit (non, pas Madhuri…) les connaisseurs.

"Mais quels sont ses films?" S’exclament les novices.

Pour commencer une rapide présentation de ses deux (chef d’)œuvres.

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Kuch Kuch Hota Hai (Quelques choses se passent) est une production indienne réalisée par Yash Johar en 1998 avec Shahrukh Khan, Kajol et Rani Mukherjee, certainement l’un des plus gros succès de Bollywood.

L’histoire de trois amis à l’université : Anjali est amoureuse de Rahul mais ce dernier aime Tina.

En s’en rendant compte, Anjali part sans laisser de trace et Rahul finit par se marier avec Tina avec qui il aura une petite fille. Malheureusement, elle meurt après avoir mis au monde l’enfant.

Des années plus tard, via une lettre écrite juste avant sa mort, Tina charge sa petite fille de retrouver Anjali pour redonner goût à l’amour à son père…

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Green Snake est une œuvre Hongkongaise mise en scène par Tsui Hark en 1993 avec Joey Wong, Maggie Cheung et Wu Xing-Guo, librement inspirée d’une légende très populaire en Chine.

L’histoire de deux sœurs, déesses serpents, White et Green Snake. Pour s’approcher encore un plus de l’humanité, White Snake s’initie à l’amour et se marie avec un jeune instituteur.

Green Snake, jalouse et moins expérimentée, souhaite connaître la même expérience et tombe amoureuse du même homme.

Un moine taoïste est bien décidé à anéantir ce genre de créatures jusqu’au moment où White Snake tombe enceinte…

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Deux fresques baignées dans un esthétisme visuel et auditif, bien que différent, absolument magnifique et inégalé.

Deux œuvres servies par une solide et intelligente narration présentant nombre de similitudes et possédant un dénouement quasi-identique.

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Tout d’abord, à la vue de ces deux résumés, ce qui saute aux yeux, ce sont des thèmes communs: la découverte de l’amour, le triangle amoureux, l’innocence de l’enfance, l’aspect funeste de la vie et l’importance de la paix retrouvée.

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Sur la forme et au-delà de la flamboyance des images, le cinéma de Bollywood a indéniablement influencé Tsui Hark. Pour preuve, cette brûlante chorégraphie indienne chantée dans Green Snake pouvant paraître incongrue et pourtant totalement en adéquation avec le mode narratif. A savoir, faire passer les pensées cachées des protagonistes via cette technique totalement made in India.

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Pour Green Snake, c'est l'histoire de deux créatures tentant de se mêler tant bien que mal au monde des hommes (des grands, des adultes…)... à la manière de deux adolescentes maladroites.

Pour cela, l’amour devient le fil d’Ariane pour permettre cette intégration et ainsi pouvoir survivre dans ce monde, se prouver qu’on existe: être sauver, être libre…

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Du côté de KKHH, Yash Johar insuffle un souffle épique au modèle de la comédie romantique. Un message posthume, un manque, une quête, une recherche du bonheur… autant de choses qui sont abordées également dans la légende reptilienne chinoise.

Rahul n’existe qu’au travers des yeux de sa fille et, lui aussi, doit réintégrer son humanité, sa liberté de pouvoir enfin vivre.

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Enfin, les deux œuvres d’une poésie rare, débordent d’énergie et de charme (grâce à leurs actrices respectives, excusez du peu…). Une sorte de danse mêlant toutes les couleurs existantes chorégraphiées, relevées et agrémentées par une touche d’érotisme, d’exotisme et d’onirisme.

Au final, il en résulte deux œuvres incontournables à l’émotion totalement exacerbée. Une, influencée par le cinéma indien et l’autre, emprunte, à un mythe somme-tout universel, celle d’un amour impossible parfaitement réalisable.

jeudi, juin 28 2007

Exode vers la botte en cuir chapitre 3

Quel plaisir procuré par l’écoute du dernier album du groupe Labyrinth, 6 Days To Nowhere! Une joie inattendue puisque le groupe originaire de Massa revient de loin...

Formé en 1991 grâce à la brûlante association entre Fabio Lione (futur chanteur d’Athena puis des désormais célèbres Rhapsody), Olaf Thorsen (Carlo Andrea Magnani, maître à penser, guitariste / compositeur, maintenant consacré à Vision Divine, le petit cousin) et Anders Rain (Andrea Cantarelli, pièce maîtresse du groupe).

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Après une démo et un E.P, c’est en 1996 que la formation sort son premier album, No Limits.

L’effet d’une bombe. L’importance des claviers, un chant haut-perché, une paire de guitare talentueuse et inspirée font que cette offrande dédiée au heavy speed mélodique limite progressif connaîtra un bon succès populaire en Europe, certes, mais aussi dans d’autres pays comme le Brésil, le Japon, la Corée… Via des hits comme Piece Of Time, Dreamland et No Limits le monde découvre enfin le nouveau visage du heavy italien.

L’album qui déclenchera toute cette ébullition Méritalienne…

Sur ce, Fabio Lione quittele groupe et enfoncera le clou grâce aux coups de butoir de sa future formation qui enchérira dans le domaine de la grandiloquence orchestrale mélodique, Rhapsody... Premier coup dur… Pour encore mieux rebondir.

En 1997, Roberto Tiranti (Rob Tyrant) prend en charge les vocalises et impose sa patte féline sur le style Labyrinth. Un chant plus contrasté, plus puissant dans les graves et bien plus sensuel dans les aigus. Une bonne opération doublée de l’arrivée en renfort du talentueux Andrea De Paoli au clavier et du carré Mattia Stancioiu à la batterie. Une signature sur le label le plus important du moment (Metal Blade) et l’équipe est fin prête pour sortir son deuxième album.

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Return To Heaven Denied sort en 1998 et c’est un succès. La sophistication des morceaux, leur caractère entraînant, leur puissance, leur sensibilité font que le groupe devient la sensation du moment. Il faut écouter le titre Moonlight pour se rendre compte combien le groupe aime se renouveler en changeant souvent de rythme, en imposant des breaks épiques quasi-progressifs tout en ne relâchant pas la pression et continuer à saper tout espoir de retrouver son souffle. On ne le retrouvera pas, noyé par ce déluge de mélodies imparables : du grand art!

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2001, trois ans que le groupe se cherche, tourne beaucoup et c’est dans la douleur que sort Sons Of Thunder en 2001.

Malgré une production longue et catastrophique, cet album concept est très bien accueilli en Italie et au Japon. Seulement, voilà, le mauvais choix du producteur aura raison des plus belles compositions du groupe et ainsi à défaut d’être l’album de la consécration, ce dernier sera reconnu comme étant l’album de la déception.

En 2002, Olaf Thorsen, l’un des principaux compositeurs du groupe, s’en va pour se consacrer exclusivement à Vision Divine.

Le doute s’installe.

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En 2003, le groupe signe chez Century Media pour accoucher de leur album éponyme, Labyrinth.

Là encore, une grosse déception. Malgré quelque fulgurance, la vie semble avoir déserté l’âme du groupe pour nous laisser une œuvre inerte et sans saveur.

L’arrivée en renfort de l’expérimenté Pier Gonella à la guitare en 2004 et sa participation à l’écriture du prochain album vont finalement redorer le blason du groupe italien.

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En 2005, chez Arise Records, ils nous livrent Freeman et s’aventurent dans une voie bien plus agressive tout en nous assénant des mélodies plus accrocheuses les unes que les autres.

Une parfaite alchimie donc mais aussi une évolution témoignant d’une maturité indéniable: les ambiances diverses et variées nous entraînent vers une modernité et un équilibre faisant défaut aux deux précédents albums. Labyrinth est enfin libre, libre de nous délivrer les fruits de sa métamorphose.

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En 2007, suite à une signature chez Scarlet Records, le line-up est enfin stabilisé, ils enfoncent le clou avec leur dernier rejeton, 6 Days To Nowhere.

Labyrinth gagne encore en technique, étoffe son jeu tout en gardant son savoir-faire heavy-mélodique ultra-classe et nous gratifie de parties relativement violentes.

Par exemple et pour témoigner de leur savoir-faire, ces parties blast beat, non-coutumières du genre, qui atomisent tout et adoucit par une production claire et net. Un cocktail savoureux à l’épreuve de l’ennui, du pur Labyrinth quoi: du génie.

Le dernier clip, Lost, extrait de ''6 Days To Nowhere''.

Le site officiel du groupe.

Des MP3.

lundi, juin 18 2007

Rig-Veda, hymne

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Rani.

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Féline,

Hante mes nuits de tes lueurs opalines.

Féline,

Lape mon sommeil de ta langue mutine.

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Féline,

Epice nos parfums mêlés, de ta peau saline.

Féline,

Toise mon désir de ta mine coquine.

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Féline, belle Rani.

De l’homme guérit cette douce maladie.

Câline, douce Rani.

De l’homme calme cette schizophrénie.

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Celui, reposé,

Calme et amoureux.

Celui, érigé,

Sauvage et langoureux.

Enfin réconcilié à travers tes doux yeux.

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vendredi, juin 15 2007

Exode vers la botte en cuir chapitre 2

Beholder, peut-être le groupe qui me tient le plus à coeur pour sa progression foudroyante et son charme unique.

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En 1998, sous l'impulsion du chanteur Patrick Wire, le groupe se forme pour nous délivrer un heavy-métal assez traditionnel.

Rejoint par des musiciens de talent, le groupe trouve ses marques et arrive à se distinguer de la masse "pasta-métallique" grâce à l'arrivée en 1999 de la jeune et talentueuse Leanan Sidhe. Non seulement mignonne à croquer, elle apporte au groupe une dynamique sensuelle à leur composition qui va définitivement les placer à part.

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En 2000, ils s'enrichissent de la venue du guitariste Markus Mayer qui apportera la technique suffisante et surtout un son pour porter le groupe sur des bases assez thrash.

Tout de suite après, ils signent un contrat intéressant avec ''Dragonheart Records'' pour enfin se pencher sur la construction d'un véritable premier album (trois démos ont été sorties avant).

La singularité du keyboardiste Mark Vikar étoffera encore un peu plus leurs mélodies au moment où sort The Legend Begins en 2001.

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Des débuts prometteurs, l'album propose un heavy-métal italien mélodique relativement classique mais très bien exécuté. Nous sentons déjà leurs particularités poindre. L'alternance de chant féminin / masculin est très bien exécutée et la formule épique fonctionne à merveille.

Seulement, il restera de petits défauts techniques à corriger, la production faiblarde et surtout que le groupe se libère artistiquement. Ca sera chose faite. Le meilleur reste à venir. La nymphe se transformera en papillon et quel papillon!

En 2002, Wish For Destruction sort et c'est l'hystérie, pas sur les ventes malheureusement, mais sur leur expérimentation, leur production et leur liberté de composition.

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Des mélodies fortes et accrocheuses, des tempos rapides, très rapides et des ambiances tour à tour sombres et organiques pouvant très bien s'inclure au sein d'un film.

Un deuxième album qui se fait violence, soutenu par des solos guitare / piano fabuleux et des rythmes très originaux dans le domaine du heavy. Incontournable (cf le lien vers le clip).

Lethal Injection, en 2004, nous conforte largement dans l'idée que nous tenons ici un groupe dont le désir le plus cher est de faire évoluer son style et de proposer activement des choses nouvelles.

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Ici, il sera question d'un "cold" heavy métal très synthétique limite futuriste. Une ode à la mélancolie au rythme plus que soutenue: on touche au sublime.

Une sorte d'oeuvre gothique photo-speedée à la luminosité du soleil. Malheureusement, le groupe s'y brûlera les ailes et c'est vraiment dommage que ces talentueux musiciens ne travaillent plus ensemble. Le groupe milanais s'est séparé récemment... Snif...

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Des MP3 sur leur site officiel.

Un clip sur YouTube: Wish For Destruction!!!

mercredi, juin 13 2007

L'Apocalypse selon Brian

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Sa fiche IMDb, sa filmographie complète.

Brian Yuzna, producteur, réalisateur et scénariste, est né en 1951 aux Philippines. Sa réputation d’amoureux pour sa sainteté gore est un peu réductrice quand on s’imprègne de l'oeuvre volontairement teintée bis du bonhomme.

En effet, il est impossible de passer outre l’aspect ultra-sensuel donné à chacun de ses films et surtout la sauce grand-guignol dans laquelle ceux-ci baignent, à savoir une certaine propension à l’absurde, le tendancieux et surtout le morbide.

Il débute sa carrière cinématographique en tant que producteur dans les années 80. Sa collaboration fructueuse avec Stuart Gordon permet l'accouchement d’un Ré-Animator définitivement culte puis, par la suite de deux films devenus des classiques du cinéma de genre à savoir From Beyond (1986) et Dolls (1987).

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Il se lance dans le grand bain de la réalisation avec le film Society en 1989, véritable brûlot sur la haute société américaine, le film se termine par une orgie sanglante gravée à jamais dans les mémoires. L'oeuvre marque l’officialisation d’une collaboration aussi, avec Screaming Mad George, personnalité absolument incontournable dans le domaine des effets spéciaux.

Il décide ensuite de donner une suite à Ré-Animator avec Bride Of Ré-Animator, faisant largement référence au mythe de Frankenstein. Le film fonctionne mais son manque de rythme évident ne le portera pas au niveau du premier opus.

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Par la suite, il s’attaque aux franchises américaines essoufflées en faisant abstraction de la continuité tout en y amenant son univers personnel.

Dans un premier temps, Douce Nuit, Sanglante Nuit part 4 (il produira également le 5ème volet), une réussite de par son aspect onirique, sexuel et provoquant mais aussi et surtout, dans un second temps, son sublime: Le Retour Des Morts-Vivants 3.

Mindy Clarke, digne héritière de la reine noire Barbara Steele, personnifie à elle seule l’essence même d’une oeuvre présentant, il faut bien le dire, les défauts du genre, à savoir une interprétation approximative et un manque de rythme évident.

Oui, mais voilà, de part son aspect charnel, romantique, quasi-érotique, très sombre, dénué d’humour et surtout une mise en scène dynamique, originale et inspirée, le récit demeure passionnant voir incontournable.

L'aspect parodique, propre à la série, est mise au placard pour laisser la place à une cruauté, une violence inouïe. In-con-tour-nable, on vous dit!

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Puis vient son segment sur Necronomicon, ultra-malsain et d’une folie proprement hallucinante. De part, l’aspect court du run, la violence atteinte ici ne sera pas dépassée dans le domaine de la cruauté. On vit là un véritable tour de montagnes russes montées sur des rails constitués de colonnes vertébrales imbriquées les unes sur les autres… Du grand art.

Le diptyque dentaire (Le Dentiste 1 et 2) est prétexte aux effets les plus chocs et gores dans le domaine buccal. Le 2ème volet est clairement dispensable mais l’oeuvre originale de par la terreur suscitée, sa qualité de montage et, toujours, ce charme personnifié par le « bestiaire » féminin absolument charmant émaillant le film du début à la fin (Haaaa Linda Hoffman, Molly Hagan, Patty Toy… rien que ça !) demeure incontournable et rencontre d’ailleurs un certain succès commercial.

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En 2001, il fonde sa propre maison de production en Espagne, Fantastic Factory et produit l'excellent Dagon (réalisé par son ami Stuart Gordon) et l’incontournable Darkness de Jaume Balagueró.

Dorénavant espagnol d’adoption, il réalise sa vision de Faust, ambitieuse et visuellement très léchée mais trop brouillonne pour passionner, un échec.

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Pour remonter la pente en 2003, Yuzna remet le héros de Ré-Animator, Herbert West, en piste dans le 3ème volet: Beyond Ré-Animator. Une alchimie entre gore, outrancier, humour délirant et sensualité débordante enfin retrouvée: une réussite mais malheureusement très mal distribuée en dehors de l'Espagne.

To be continued...

mardi, juin 12 2007

Rig-Veda, reine

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Aishwarya Rai. La belle, la merveilleuse.

Sa fiche IMDb avec sa filmographie complète.

Une actréesse indienne née le 1er novembre 1973 à Mangalore dans le Karnataka.

Non, il n'y a pas de faute de frappe dans ma phrase précédente. Actréesse est bel et bien un nouveau mot désignant à la fois une actrice et une déesse. Un pléonasme en définitive, si associé à la nationalité indienne, puisque les acteurs et actrices adorés possèdent leurs propres temples en Inde... C'est beau, c'est grand!

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Nous disions donc Aishwarya Rai. L'immense, la talentueuse.

Suite à son titre de miss monde 1994, elle abandonne ses études d'architecture pour devenir super-mannequin mais aussi représentante d'un nombre incalculable de marques dans son pays - voir ailleurs...(L'Oréal et Coca , pour les plus connus).

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Elle commence son aventure cinématographique en 1997 en tournant à deux reprises pour le réalisateur Mani Ratnam (et bientôt un troisième...).

Cette même année elle empoche, déjà, le prix du meilleur espoir féminin pour sa prestation dans Aur Pyar Ho Gaya au Filfare Awards.

Elle confirmera avec le prix de la meilleur actrice en 2000 puis en 2003.

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Par la suite, elle enchaîne les performances, chez le clan Chopra notamment dans l'universel et sublime Mohabbatein.

Mais aussi et surtout , chez Sanjay Leela Bhansali, grâce auquel elle gagnera la reconnaissance de son talent dans Hum Dil De Chuke Sanam et Devdas.

Ha, Devdas, où sa grâce mélée à sa grandeur font merveille. De même, son regard d'un vert profond coumbiné à son rôle de femme forte et torride, permettent de donner un superbe contrepoids à un Shahrukh Khan toujours écrasant (de part son talent...). Ce chef d'oeuvre, véritable tragédie divine de trois heures au rythme effréné, fera Cannes en 2002. L'année suivante, "Aish" sera la première actrice indienne à faire partie d'un jury pour ce même festival.

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Son désir de ne pas s'enfermer, non seulement dans le même genre mais aussi dans le système proprement bollywoodien, lui feront explorer d'autres horizons.

Le cinéma d'auteur, en tournant deux oeuvres pour le talentueux Rituparno Ghosh dans les très réussis et intimistes Chokher Bali et Raincoat.

Mais aussi le cinéma hollywoodien avec le raté Bride and Prejudice (Coup de Foudre à Bollywood) de Gurinder Chadha.

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Enfin, à 33 ans, elle se marie avec Abhishek Bachman le 18 avril 2007.

...soupir...

Faites de beaux rêves...

Exode vers la botte en cuir chapitre 1

Arachnes, le bel art.

Un groupe méconnu et pourtant...

Comment ne pas succomber à l'irrésistible évolution de ce groupe originaire de Naples? Comment ne pas pleurer devant une telle maîtrise de leur instrument respectif digne d'un groupe tel que Dream Theater? Les compositions ultra-léchées et le sentiment d'unité musicale compris, le néo-classicisme, au sens le plus noble du terme, en plus.

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Formée sur les épaules des frères Caruso (Frank à la guitare et Enzo au chant et piano) et ressuscitée des cendres de Firehouse, la formation frappe un grand coup d'entrée avec la sortie de The Goddess Temple en 1998. Les bases sont belles et bien là, on en bave, vite la suite! Elle se fera attendre, malheureusement...

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Après un mini CD en 2000, Metamorphosis, sorti chez les petits mais respectables Underground Symphony et une signature chez Scarlet Records (un label auquel il sont toujours fidèles aujourd'hui), ils atteignent la maturité dès leur deuxième effort, Parallel Worlds en 2001. Une avalanche de note, une sensibilité très lacrymale, un effort de composition assez unique tout en étant respectueux de l'école italienne alors en plein essor sous l'impulsion de Rhapsody.

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2002 - Apocalypse entérinera l'affaire et les place directement champion de la mélodie classieuse et accrocheuse!

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En 2003, Primary Fear nous permet de suivre une exploration d'un univers bien plus sombre, à notre grand bonheur. Le chant "sucré-salé" d'Enzo prend ici toute son ampleur et distingue encore plus le groupe des autres formations.

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Et 2006 verra la sortie d'In Praise Of Science, sur lequel le genre prog-power métal prendra enfin tout son sens! Cependant, à l'avenir, s'il fallait corriger quelque chose, c'est cette qualité d'écriture des lyrics assez perfectible et scolaire pour le reste, voilà, Arachnes, c'est beau, c'est inspiré, ça fait pleuré!

Pour plus de précisions, venez sur leur site (MP3 inside) et leur myspace!

vendredi, juin 8 2007

Genèse

Benvenuto, स्वागत, R.I.P.

Courage à vous.

Ici, il sera donc question exclusivement de métal italien pour la 'zique, de cinéma indien pour s'aimer et de films de genre pour se détester.

Mélange indigeste? Cocktail divin? Blog faisandé? Nectar de sujets rares? Hummm, un peu des quatre, certainement.

Mieux que des mots, en attendant la suite, trois photos pour se familiariser à ma compagnie:

Tystnaden

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A bientôt, peut-être...

Ludovic.